Le pocker est devenu, en un temps record, un jeu extrêmement populaire en France. Le nombre de joueurs réguliers a explosé. Les compteurs s’affolent, plusieurs centaines de milliers voire un demi-million peut-être s’y adonneraient.

Chez les jeunes, le pocker supplante parfois les jeux vidéo. Les sites Internet consacrés au pocker poussent comme des champignons et plusieurs magazines ont vu le jour, coup sur coup avec certains tirages avoisinant les 50 000 exemplaires.

Les grands médias se sont ainsi penchés sans modération sur le phénomène.
Un homme a largement contribué à cet incroyable développement : Patrick Bruel. Le chanteur et comédien, lui-même joueur de pocker émérite (en 1998, il a remporté un tournoi des World Series of Pocker, sorte de championnat du monde de la discipline), a senti le vent venir.

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Il a compris que le pocker était un véritable spectacle, avec tous les ingrédients pour plaire au public français : de la tension, du suspense, des personnages hauts en couleur et une forme de « mise à mort».

Il a surtout perçu tout l’intérêt d’un concept popularisé aux États-Unis : des micro-caméras, placées au niveau du tapis, permettent de voir les cartes des joueurs et de ne rien rater du jeu. Les téléspectateurs peuvent décrypter le jeu de joueurs et suivre leur processus de pensée.
En 2005, le World Pocker Tour entre dans les foyers français.

Le succès est immédiat. Chaque retransmission, dont Patrick Bruel et Denis Balbir assurent le commentaire, captive près de 450000 abonnés, un chiffre exceptionnel. D’autres chaînes s’intéressent de près au pocker, et proposent des retransmissions de grands tournois.

Plus récemment, après les pros, ce sont les anonymes qui dévoilent leurs cartes.